Un gros trajet se présente devant nous, la route depuis Cuenca jusqu’à Trujillo sur la côte du Pérou, puis Huaraz, dans les Montagnes de la Cordillère Blanche. Plus de 1200 km et des heures de routes.
On avait entendu que la frontière était un peu dangereuse, et en mangeant dans un restaurant juste avant de traverser on assiste à une sorte de règlement de compte entre immigré vénézuéliens et la police « calme » tout le monde à coup de pistolet.
On arrive a huaraz très tôt le matin et on trouve un hôtel avec une vue magnifique sur plusieurs montagnes de la cordillère, dont le huascaran, la plus haute montagne à presque 7000m.



On a prévu un trek de plusieurs jours, mais on sais qu’il faut s’acclimater. Alors notre première randonnée sera pour la laguna Churup, à 4400m.
La marche et le Lagune sont très jolies, mais on a surement pas attendu assez longtemps, les reste de la maladie se font sentir, respirer est difficile et on a mal à la tête.











Après cette marche d’acclimatation on reste en ville à Huaraz 2 jours de plus. Puis on commence le trek de Santa Cruz. Et là on est partis pour 3 jours seuls dans la montagnes, avec des paysages magnifique.
Mais avant çà il faut trouver un transport pour nous conduire au début de la rando. On trouve un jeune qui nous propose un bon prix pour nous prendre dans son vieux combi. C’est drôle car dès le début la routes est pourrit, pleine de terre, de cailloux et de trou, et pourtant toutes les 10 min il dira « elle est mauvaise la route non? » et à chaque fois « et encore après c’est pire… » On se demande comment ça peut être pire sérieusement, et pourtant à chaque fois en effet c’est le cas. Sur la route il va crever un pneu, apparemment c’est normal sur cette route, au moins une fois par semaine selon lui. Il a de quoi changer la roue. On reste bloqué un moment car un bus énorme est resté bloqué dans une épingle, puis 1h plus tard il va crever une deuxième roue. Et là comme il dit « on a vraiment pas de chance… » alors on attend qu’on autre combi passe pour que le conducteur lui prête une roue. Résultat des courses, environ 5h de route pour arriver à notre destination.






La marche est longue, ça monte doucement au début dans une longue vallée puis de plus en plus.



Moi j’aime bien me retourner dans la montagne car on voit le chemin parcourut.


Et on se rapproche des pics enneigés impressionants.





A la fin du premier jour, on arrive pas aussi haut qu’on avait prévu, mais on est trop fatigué, chaque pas devient difficile, alors dès qu’on trouve un endroit on pose le camp et on fait la sieste. Au final c’était une bonne idée de s’arrêter là, le soir on aura un orage et de la grêle, on est déjà à 4000m alors autant ne pas se prendre la tempête plus haut.
Le lendemain matin il fait beau. On continue le chemin qui monte fort.




Puis la pluie arrive à partir de midi, mais c’est raisonnable. On voit le col enfin, cette petite cassure dans la barre de rochés au loin.





Et on arrive enfin au col à 4750m, les derniers pas sont très lents.


Ilest déjà tard quand on traverse, autour de 17h, alors on ne traîne pas trop et on commence à redescendre.
La vue est magnifique malgré les nuages.




On redescend jusqu’à un peu avant que la nuit tombe pour poser le camp. On est encore à 4400m alors la nuit est étrange. On se réveille souvent par manque d’air surtout quand on met trop le nez dans le sac de couchage. Le matin on aura une meilleur vue sur le col qu’on vient de passer et les montagnes.



Le lendemain grosse journée. On va marcher 23km mais surtout descendre 1300m. La vallée est interminable, à la fin on ne sens plus nos genoux et on à l’impression de marcher sur du verre tellement nos pied sont douloureux. On en a marre de boire de l’eau de piscine (sur ce trek obligé de mettre des pastilles dans l’eau car il y a des vaches de partout) alors on mélange l’eau avec du café soluble pour enlever le goût du chlore.





Voilà, 3 jours seul dans la montagne, de beaux paysages et un effort physique, tout ce qu’on aime.
A la fin on est rincé, et il rest encore 2/3h de minibus pour redescendre dans la vallée puis rentrer à Huaraz.
On reste une journée à se reposer en ville, et laisser les ampoules au orteils se soigné un peu.
Alma ne peux pas s’empêcher, comme dans tout le voyage, de donner à manger à tous les chiens qu’on croise. Elle à toujours un petit sachet de patté pour chien dans son sac (comme si on portait déjà pas assez…). Mais là en plus elle a acheté une boite de friandise pour chien. Alors à chaque fois qu’on sort on se ballade avec notre petite boite de nourriture pour chien, on va faire les course avec, au parc, au resto…



Puis avant de quitter Huaraz on va faire une dernière randonnée, à la journée encore, cette fois pour aller visiter le plus célèbre des lac ici, la Laguna 69. On prend un petit bus avec 6 autre personnes à 4h du matin car il y a de la route pour y aller. Puis c’est une randonnée ou il ne faut pas traîner car sinon l’accompagnateur du groupe te dit de redescendre s’il voit que tu ne vas pas arriver à temps. Dès que le bus arrive, on part au pas de course avec Alma, sans les sac et avec l’entrainement ça passe bien. On arrive au lac à 4600m et on a 1h pour en profiter et manger un bout avant de redescendre.













On quitte Huaraz un peu nostalgique car on a tout aimé ici, les paysage, la nourriture et les gens. A la base notre trajet prévu était d’aller jusqu’à Arequipa pour s’arrêter là bas, mais le jour même le bus est annulé à cause de manifestation plus ou moins violente de mineurs sur la route principale, la panaméricaine. Tout les véhicule sont bloqué. Changement de plan assez compliqué au dernier moment, on décide de prendre un bus pour Cusco ou on va passer 2 semaines.








Cusco, très bien aussi, encore une fois la nourriture est excellente est pas chère. On quitte le Pérou en ayant beaucoup aimé ce pays. Direction la frontière avec le Chili.




