C’est la fin … (`-︿-)(-_-« )

Cette fin de voyage est étrange. Elle est pas soudaine, elle est progressive, on la voit venir et la nostalgie arrive avant même qu’on ai finit.

On a décidé de revenir au Etat Unis, pas forcément le plus logique, on a plus d’argent (et plus de travail), et rentrer à la maison serait la bonne décision, mais on y pensais déjà depuis un moment, il y a des endroit qu’on voulait revoir, mais surtout on voulait surement, d’une, retrouver des sensations du début du voyage (mais ça c’est impossible) et de deux, retarder le moment du retour…

Mais finalement c’était une bonne idée, ça nous a redonner la pêche dans ces moments ou on sentait que c’était la fin du voyage et qu’on était triste. On a pu revoir des gens très proches, revoir des endroits qu’on aimait, découvrir cette côte de l’Oregon magnifique, les arbres géants des red woods. Et pour finir on voulait être juste tout les deux sur la route et adoucir la venue de la dâte du retour.

Pour ces 2 dernère semaines on a décdé de louer une voiture et de se refaire un trajet dans la Sierra de Californie, retourner voir des lieux qu’on avait beaucoup aimé, et en découvrir quelques autres.

Advienne que pourrave

Moi je suis dégoutté, depuis un bon moment déjà… Et je ne suis pas très doué pour l’exprimer, Alma fait ça bien mieux que moi. Et puis d’un côté je suis triste à chaque pays qu’on quittes depuis plus d’un an alors bon…

Le plus fort c’est ce sentiment qu’on que seul Alma et moi avons ces souvenirs, ensemble, à partager pour pleurer ou rire. Et je sais qu’on a vécu tout ça de la même façon, on a ressenti les même choses, on est tombé sur des ours tous les deux, on a souvent juste besoin de mentionner un moment pour comprendre le sentiments de l’autre.
Ce (deuxième) voyage nous a (encore) rapproché, comme si c’était possible de le faire avec deux aimants qui se touche déjà; et même si je le savais ça m’étonne à quel point.
Maintenant on est triste ensemble.

On est fait pour être libre au milieux d’endroits qu’on connait pas tout les deux.
Et ça manque déjà putain…

On est revenu à Lake Tahoe, en même temps quand tu vois l’endroit…, cette fois en voiture alors on a pu mieux explorer et se faire le tour complet du lac.

On voulait aussi revoir Yosemite, on a profiter d’être avec la voiture pour arriver par d’autres endroits et là aussi explorer plus.

Cette fois, Lake Tahoe comme Yosemite, pas d’ours. Alma était contente, j’étais un peu déçu.

Puis on a contourner complètement cette grande chaine de montagne, la Sierra de Californie. C’est assez impressionant ce changement de paysages, et on comprend pourquoi derrière c’est le désert, avec ces montagnes immense qui monte progressivement depuis l’ouest, et qui bloquent les nuages venant de la mer. Quand on contourne les montagne de l’autre côté c’est fou, des sommets de 4000m qui tombent a pic presque comme une falaise. La aussi sur la carte on voit bien la dépression net là ou arrive la flèche.

On est dans les couleurs ocres du désert et en face de nous des murs noir et blanc immenses…

On visite un endroit ou les formation rocheuse particulière font que c’est un lieu de tournage de beaucoup de film. La paysage est très joli.

Et surprise, on tombe sur un camp de concentration ou les japonnais était parqué pendant la guerre. J’étais vraiment content de tombé sur cette capsule historique. Les conditions devaient être dur entre le froid mordant l’hiver, les tempêtes de sables constante, et la chaleur l’été. On finit de remonter cette route avec ces montagnes énormes juste à côté. On avait prévu de remonter à lake tahoe de ce côté et finir la boucle mais on se prend une tempête de neige et on fait demi-tour à probablement 5 ou 10 minutes d’être bloqué.

On rend la voiture, et on prend le bus jusqu’à Las Vegas, là ou tout à commencer et ou visiblement tout finira.

L’avion, et Mexico…

La fin

Il y a des adieux qui arrivent d’un coup.
Et puis il y a ceux qui prennent leur temps.
Après plus d’un an à voyager avec nos sacs à dos, après des milliers de kilomètres, des frontières traversées, des bus, des avions, des routes incertaines et des journées qu’on n’oubliera jamais, le moment de rentrer à la maison était arrivé.
Enfin… c’est ce que disait l’itinéraire.
Nous, on n’était pas encore prêts.
C’est sûrement pour ça qu’après avoir parcouru la côte de l’Oregon, on a décidé de louer une voiture à Sacramento pour quelques jours de plus. Ce n’était pas vraiment nécessaire. Il n’y avait aucune raison logique derrière cette décision.
La vérité, c’est qu’on voulait simplement repousser la fin.
Continuer à ressentir cette liberté encore un peu.

Pendant ces quelques jours, on est retournés dans des endroits qu’on avait découverts un an plus tôt, quand cette aventure ne faisait que commencer.
C’était étrange. Beau. Difficile à expliquer.
On s’est assis aux mêmes endroits, on a repris les mêmes routes, acheté le même beef jerky qu’on adore et mangé à nouveau ces pommes au caramel dont on gardait un si bon souvenir.
On a même retrouvé certaines de nos habitudes, comme dormir dans la voiture et se réveiller sans vraiment savoir ce que la journée nous réservait.
Et puis quelques peurs sont revenues aussi. Les discussions à propos des ours, les questions de dernière minute pour savoir où dormir, les décisions prises sur un coup de tête.

Revenir au lac Tahoe, c’était magique.
Revenir à Yosemite, encore plus. Ces paysages qui nous avaient laissés sans voix la première fois étaient toujours aussi impressionnants.
Mais cette fois, on les regardait avec un autre regard. On n’était plus au début de l’aventure. On était simplement reconnaissants pour tout ce qu’on avait vécu.
Et entre ces endroits familiers, il y en a eu de nouveaux aussi.
On a échappé à une tempête de neige.
On a découvert des coins qu’on n’avait pas prévus.
Et on a profité de quelques-uns de nos derniers petits déjeuners dans les diners américains qu’on aimait tant.
Chaque conversation semblait un peu plus importante.
Chaque kilomètre ressemblait un peu à un au revoir.
Parfois, on était simplement heureux.
Et parfois, une petite nostalgie commençait déjà à s’installer.
Parce que la fin était là. Juste devant nous.
Ce qui est drôle, c’est que ce voyage nous ramenait toujours à Las Vegas. C’est là que tout a commencé. Et c’est là que tout s’est terminé.
Comme si la route avait dessiné un immense cercle pendant plus d’un an pour nous ramener exactement à notre point de départ, sans qu’on l’ait prévu.

Pendant des années, on a rêvé de ce voyage.
Pendant des années, on a imaginé à quoi il ressemblerait.
Pendant des années, on a attendu le bon moment.
Qu’est-ce qu’on a été courageux.
Et qu’est-ce qu’on a été chanceux.
Parce qu’au final, ce voyage n’a jamais été seulement une histoire de pays visités, de paysages incroyables ou de kilomètres parcourus.
Le plus beau, c’était cette sensation que peu importe l’endroit où l’on se réveillait, notre maison voyageait toujours avec nous.
Au final, il y avait toujours nous deux.
Et la liberté.
Alors quand je repense à la fin de cette aventure, je n’ai pas vraiment l’impression qu’elle soit terminée.
Oui, le voyage s’est achevé.
Oui, nous sommes rentrés.
Mais certaines expériences sont tellement fortes qu’elles ne nous quittent jamais vraiment.
Elles continuent de vivre dans nos conversations, dans nos photos et dans cette nostalgie qui revient parfois sans prévenir.
Je ne sais pas si un jour cette vie cessera de nous manquer.
Je ne sais pas si cette sensation disparaît vraiment.
C’est comme ça que s’est terminé ce merveilleux voyage.
Ou peut-être pas.
Peut-être qu’on a simplement tourné la page d’un des plus beaux chapitres de notre histoire.

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